Comparateur redstone
le comprendre et le réparer
Trois entrées, une sortie, deux modes : le bloc devient simple dès qu’on le lit dans le bon ordre.
Le comparateur de redstone lit la valeur d’un signal, de 1 à 15, au lieu de se contenter de le transmettre. Il reçoit par l’arrière et par les deux côtés, et ressort par l’avant, repérable à sa petite torche.
- Deux modes : comparaison si la torche avant est éteinte, soustraction si elle est allumée.
- Un sens unique : la face à la torche est la sortie, un bloc retourné ne renvoie rien.
- Lecture de conteneur : posé contre un coffre, il traduit son remplissage en signal.
- Panne la plus fréquente : l’orientation, à vérifier avant toute autre cause.
Le comparateur est souvent le bloc qu’on pose en dernier, après avoir suivi un tutoriel. Et c’est celui qui refuse de faire ce qu’on attend de lui : le circuit reste muet, ou s’allume en permanence.
Dans la quasi-totalité des cas, le montage n’est pas en cause. Trois choses n’ont pas été regardées : la force du signal qui entre, le sens dans lequel le bloc est posé, et le mode dans lequel il se trouve. Elles se vérifient en quelques secondes une fois qu’on sait où poser les yeux.
Ce que le comparateur fait, et que le répéteur ne fait pas
Un signal de redstone n’est pas une simple information allumé ou éteint. Il porte une valeur, de 1 à 15, qui diminue d’un point à chaque bloc de poudre parcouru. Un signal parti à 15 s’éteint donc après quinze blocs. C’est cette valeur que le comparateur manipule.
Le répéteur, lui, ne sait faire que deux choses : remettre un signal à son maximum et le retarder. Il ignore complètement la valeur reçue. Un signal de 3 qui entre dans un répéteur ressort à 15.
Le comparateur fait l’inverse. Il conserve la valeur, la compare à d’autres, ou en soustrait une partie. Il sait aussi lire l’état de certains blocs et traduire cette lecture en signal. C’est le seul bloc du jeu capable de transformer une quantité en information électrique.
Si vous n’avez pas encore le bloc en inventaire, sa fabrication réunit des torches de redstone, de la pierre et du quartz du Nether. C’est ce dernier composant qui impose un détour par la dimension, et qui explique qu’on découvre souvent le comparateur tard dans une partie.
Lire le bloc
trois entrées, une sortie, un sens
Un comparateur a une face avant, reconnaissable à la petite torche qui la surmonte, et c’est par là que le signal sort. Tout le reste du bloc reçoit.
L’entrée arrière est l’entrée principale : elle fournit le signal de référence, celui que le comparateur va éventuellement laisser passer. Les deux entrées latérales servent de points de comparaison. Elles ne traversent pas le bloc, elles influencent seulement ce qui sort à l’avant.
Cette géométrie explique la panne la plus fréquente : posé à l’envers, le comparateur reçoit son signal principal par une face qui est une sortie, et ne renvoie rien. Le circuit paraît cassé alors qu’il est simplement retourné.
Les deux modes, et le problème que chacun résout
Un clic droit sur le bloc bascule d’un mode à l’autre. La différence se voit à la torche avant : éteinte en mode comparaison, allumée en mode soustraction.
Le mode comparaison
C’est le mode par défaut. Si le signal arrivant par l’arrière est supérieur ou égal au plus fort des signaux latéraux, il ressort tel quel. Sinon, rien ne sort. Le bloc se comporte alors comme un filtre à seuil : ne laisse passer que si telle valeur dépasse telle autre. C’est ce mode qui permet de déclencher une action quand un coffre atteint un remplissage donné, en branchant la valeur de référence sur une entrée latérale.
Le mode soustraction
Ici, la sortie vaut le signal arrière moins le plus fort des signaux latéraux. Un signal arrière de 15 avec un latéral de 4 donne une sortie de 11. Si le résultat devait être négatif, la sortie est nulle. Ce mode mesure un écart au lieu de trancher, et permet d’inverser une progression : plus le signal latéral monte, plus la sortie descend.
| Mode | Comparaison | Soustraction |
|---|---|---|
| Torche avant | Éteinte | Allumée |
| Règle de sortie | Le signal arrière passe s’il domine les côtés | Signal arrière moins le plus fort des côtés |
| Sortie si le côté domine | Aucune | Aucune |
| Usage type | Poser un seuil de déclenchement | Mesurer un écart, inverser une jauge |
Mesurer le remplissage d’un conteneur
Placé directement contre un conteneur, le comparateur émet un signal proportionnel à son remplissage : rien pour un contenant vide, 15 pour un contenant plein. Le conteneur n’a pas besoin d’être ouvert ni alimenté, la seule condition est le contact.
Les blocs lisibles sont nombreux et la liste s’étoffe au fil des versions : coffres simples et doubles, coffres piégés, tonneaux, fours et leurs variantes, alambics, entonnoirs, distributeurs, droppers, boîtes de Shulker.
Un détail surprend beaucoup de joueurs : un coffre à moitié rempli visuellement ne donne pas un signal de 7 ou 8. Le jeu ne compte pas les emplacements occupés, il calcule un taux de remplissage réel, en tenant compte de la taille maximale de chaque pile. Vingt-sept emplacements contenant chacun un seul bloc de terre, sur une pile possible de soixante-quatre, ne représentent qu’une fraction minime du contenu total : le signal reste très bas.
L’inverse se vérifie avec les objets qui s’empilent peu ou pas du tout. Un coffre rempli de seaux, qui ne se cumulent pas, ou d’œufs et de boules de neige, dont les piles sont courtes, atteint des valeurs élevées avec beaucoup moins d’objets qu’on ne l’imaginerait.
Un seul objet déposé dans un grand coffre vide suffit à faire passer le signal de rien à 1. C’est cette bascule que la plupart des systèmes de détection exploitent, bien plus que les valeurs intermédiaires, difficiles à calibrer.
Les montages où il change la donne
Sans comparateur, il n’existe aucun moyen de savoir ce qu’un contenant abrite. C’est cette lecture qui rend possible la plupart des automatisations de stockage.
Le tri automatique
Un entonnoir alimente un coffre, un comparateur surveille ce coffre, et le signal obtenu coupe ou relance la chaîne selon le remplissage. C’est le cas d’école du bloc.
La détection de cuisson
Appliqué à un four, le même principe signale que la fournée tourne encore. On enchaîne l’opération suivante dès que le four se vide, sans surveiller manuellement.
L’anti-débordement
Quand le stockage sature, le signal atteint son maximum et coupe la production. La ferme s’arrête d’elle-même au lieu de disperser sa récolte au sol.
Un usage plus discret mérite d’être connu : posé contre un juke-box, le comparateur renvoie une valeur différente selon le disque inséré. De quoi déclencher un mécanisme distinct pour chaque musique, sans autre capteur.
Quand le circuit ne réagit pas
Les causes possibles sont peu nombreuses, et se vérifient de la plus fréquente à la moins évidente.
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Vérifier le sens du bloc
La torche avant doit pointer vers la suite du circuit. C’est la cause d’échec la plus courante, et la plus rapide à écarter.
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Regarder l’état de la torche
Une torche allumée signifie mode soustraction. Si vous attendiez une simple transmission du signal, c’est ce mode qui annule votre sortie.
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Mesurer la force du signal d’entrée
Un signal affaibli par la distance peut se retrouver sous le seuil auquel il est comparé. Un répéteur placé en amont le remet à son maximum.
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Confirmer que le bloc surveillé est lisible
Tous les blocs ne renvoient pas d’information. Un bloc purement décoratif placé contre le comparateur ne produira jamais de signal.
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Contrôler la distance après la sortie
La poudre continue de perdre un point par bloc en aval du comparateur. Une sortie faible peut s’éteindre avant d’atteindre le mécanisme visé.
Quelle différence entre un comparateur et un répéteur ?
Le répéteur ignore la valeur du signal : il la remet à son maximum et peut la retarder. Le comparateur conserve cette valeur, la compare à d’autres ou en soustrait une partie. C’est aussi le seul des deux capable de lire l’état d’un bloc, comme le remplissage d’un coffre, et de le traduire en signal.
Dans quel sens faut-il poser un comparateur ?
La face avant, surmontée d’une petite torche, est la sortie : elle doit pointer vers la suite du circuit. Le signal principal entre par l’arrière, et les deux côtés servent de points de comparaison. Un comparateur posé à l’envers ne renvoie rien, ce qui est la cause la plus fréquente d’un circuit qui semble cassé.
Comment activer le mode soustraction ?
Un clic droit sur le bloc bascule d’un mode à l’autre. En mode soustraction, la torche située à l’avant s’allume, ce qui permet de vérifier l’état d’un coup d’œil. La sortie vaut alors le signal arrière moins le plus fort des signaux latéraux, sans jamais descendre sous zéro.
Comment savoir si un coffre est plein avec la redstone ?
Il suffit de placer un comparateur directement contre le coffre : il émet un signal proportionnel au remplissage, de rien pour un coffre vide à 15 pour un coffre plein. Le contact suffit, le coffre n’a pas besoin d’être ouvert. Le même principe fonctionne avec les tonneaux, les fours, les alambics ou les distributeurs.
Pourquoi un coffre à moitié plein ne donne-t-il pas un signal moyen ?
Le jeu ne compte pas les emplacements occupés mais un taux de remplissage réel, en tenant compte de la taille maximale de chaque pile. Vingt-sept emplacements contenant un seul objet chacun, sur des piles possibles de soixante-quatre, ne représentent qu’une fraction minime du contenu : le signal reste bas. Les objets qui s’empilent peu font au contraire monter la valeur rapidement.
Le comparateur ne complique pas la redstone : il lui donne enfin de quoi mesurer. Le reste n’est qu’une question d’orientation.