Façade d'un immeuble d'habitation moderne, un parent passe avec une poussette sur le trottoir.
Actualités · Logement

Logement d’urgence pour une famille

qui appeler en premier

Du premier appel au 115 jusqu’à la sortie vers un logement stable, dans le bon ordre.

Réponse rapide

Pour une famille sans solution d’hébergement en France, le premier geste est d’appeler le 115, gratuit et joignable 24h/24. Rattaché au SIAO de votre département, il évalue votre situation et oriente, souvent vers un hôtel conventionné quand il y a des enfants. En cas de saturation, rappelez le lendemain et appuyez-vous sur le CCAS de votre commune et sur les associations.

  • Premier réflexe : composer le 115, gratuit, ouvert jour et nuit, toute l’année.
  • Le SIAO oriente : il recense les places et tient compte de la présence d’enfants.
  • Familles : orientation fréquente vers un hôtel conventionné plutôt qu’un centre collectif.
  • Pas de place ce soir : rappeler le lendemain, solliciter le CCAS et les associations.
  • Sortir de l’urgence : demande de logement social et recours DALO, avec un travailleur social.

Réagir vite

qui contacter en premier

Quand une famille se retrouve sans solution pour la nuit, un seul numéro compte d’abord : le 115. C’est la ligne nationale de l’hébergement d’urgence, gratuite, joignable 24 heures sur 24 et tous les jours de l’année, week-ends et jours fériés compris. L’appel peut être passé par la personne concernée, mais aussi par un proche, un voisin ou un professionnel qui constate la situation.

Au bout du fil, un écoutant évalue la demande et cherche une mise à l’abri. Mieux vaut appeler tôt dans la journée plutôt que d’attendre la nuit : les places se décident souvent en fin d’après-midi, et une demande anticipée laisse plus de marge pour trouver une solution adaptée à un foyer avec enfants.

En cas de danger immédiat

Si la situation comporte un danger immédiat, notamment des violences au domicile, les numéros d’urgence restent prioritaires : le 17 pour la police, le 15 pour un problème médical. Le 115 prend ensuite le relais pour l’hébergement.

Ce qui se passe après l’appel au 115

Le 115 ne fonctionne pas seul. Il est rattaché au SIAO, le Service intégré d’accueil et d’orientation, présent dans chaque département. Son rôle est de recenser en temps réel les places disponibles et d’orienter chaque ménage vers la structure la plus adaptée.

Cette orientation tient compte de la composition du foyer, de la présence d’enfants, de l’état de santé ou d’une grossesse. Concrètement, une famille n’est pas dirigée vers les mêmes lieux qu’une personne seule. L’écoutant pose donc quelques questions sur le nombre de personnes, l’âge des enfants et la situation du moment. Ces informations servent à proposer une place cohérente, pas à filtrer l’accès : l’hébergement d’urgence repose sur un principe d’accueil inconditionnel.

Les solutions d’hébergement pour une famille

Selon les places disponibles, plusieurs types d’hébergement existent. Pour les familles, l’orientation se fait fréquemment vers une chambre d’hôtel conventionné, afin de préserver un peu d’intimité et de garder les enfants avec leurs parents. D’autres dispositifs prennent le relais quand la situation se prolonge.

Mise à l’abri immédiate

Hôtel conventionné

Souvent privilégié pour les familles : la chambre permet de rester ensemble. Solution de court terme, réévaluée régulièrement.

Court séjour

Centre d’hébergement d’urgence

Une mise à l’abri rapide, le temps de stabiliser la situation et d’organiser la suite avec un travailleur social.

Étape suivante

CHRS et résidences sociales

Hébergement plus durable, assorti d’un accompagnement vers l’autonomie et, à terme, vers un logement classique.

Avec des enfants

Un autre acteur peut intervenir : les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, dont la mission est de veiller à ce que les mineurs soient protégés et hébergés, y compris lorsque la solution familiale tarde à venir.

Quand il n’y a pas de place ce soir

Il faut le dire clairement : une place n’est pas assurée chaque soir. Le dispositif est régulièrement saturé, surtout en période de grand froid ou dans les grandes agglomérations. Un 115 saturé ne signifie pas qu’il faut renoncer.

Plusieurs réflexes restent utiles. D’abord, rappeler le lendemain : les disponibilités sont réévaluées chaque jour, et une absence de place un soir n’engage pas la situation du lendemain. Ensuite, se tourner vers le CCAS de la commune, qui connaît les relais locaux et peut accompagner les démarches. Enfin, des associations comme la Croix-Rouge, le Secours catholique ou la Fondation Abbé Pierre proposent un soutien, une domiciliation ou une orientation.

Garder une trace de ses appels, noter les dates et les interlocuteurs, n’est pas un détail : c’est ce qui permet d’appuyer la demande dans la durée, de signaler une situation restée sans réponse, et de servir de point d’appui au travailleur social une fois la famille mise à l’abri.

Sortir de l’urgence vers un logement durable

L’hébergement d’urgence est, par définition, une réponse de court terme. L’objectif est de basculer le plus vite possible vers une solution stable. Une fois mise à l’abri, la famille est généralement mise en lien avec un travailleur social, qui aide à faire valoir ses droits et à construire un parcours. Ces démarches se mènent en parallèle de l’urgence ; elles ne conditionnent pas la mise à l’abri.

Deux d’entre elles structurent souvent la sortie. La demande de logement social, déposée auprès des bailleurs et enregistrée au niveau national, ouvre l’accès au parc HLM. Le recours DALO, le droit au logement opposable, permet à un ménage prioritaire mal logé ou sans logement de faire reconnaître son droit à être relogé, puis de saisir la justice administrative si aucune proposition n’arrive. Ces procédures prennent du temps et s’accompagnent au mieux avec l’appui d’un professionnel.

InterlocuteurSon rôleQuand s’adresser à lui
115Met à l’abri dans l’instantDès qu’il n’y a plus de solution pour la nuit
SIAOCoordonne les places et orienteEn arrière-plan, après l’appel au 115
CCASAccompagne les démarches localesPour les relais de proximité et les aides
AssociationsSoutien, écoute, domiciliationEn complément, et quand le 115 est saturé
Le 115 est-il vraiment gratuit et ouvert la nuit ?

Oui. Le 115 est un numéro national gratuit, joignable 24 heures sur 24 et tous les jours de l’année. Vous pouvez appeler vous-même, ou demander à un proche ou à un professionnel de le faire pour vous.

Une famille avec enfants est-elle hébergée différemment d’une personne seule ?

Souvent, oui. Le SIAO oriente selon la composition du foyer. Une famille est fréquemment dirigée vers une chambre d’hôtel conventionné plutôt qu’un centre collectif, pour rester ensemble et préserver un peu d’intimité.

Que faire si le 115 n’a pas de place ce soir ?

Rappelez le lendemain : les places sont réévaluées chaque jour. En parallèle, contactez le CCAS de votre commune et des associations comme la Croix-Rouge ou le Secours catholique, qui peuvent vous accompagner et vous orienter.

Combien de temps dure un hébergement d’urgence ?

C’est par nature une solution de court terme, parfois renouvelée au jour le jour. L’objectif est d’enclencher rapidement, avec un travailleur social, une sortie vers un hébergement d’insertion puis un logement durable.

Comment passer de l’urgence à un vrai logement ?

En déposant une demande de logement social et, si vous êtes en situation prioritaire, en engageant un recours DALO. Ces démarches se mènent avec l’appui d’un travailleur social, en parallèle de la mise à l’abri.

Connaître cette chaîne, du 115 au logement durable, c’est déjà savoir à quelle porte frapper en premier, et dans quel ordre.