Hôtel Rochechouart
ce qu’il faut savoir avant de réserver
Un boulevard qui change d’ambiance tous les cent mètres, un immeuble de 1929 et un rooftop saisonnier.
L’Hôtel Rochechouart est un boutique-hôtel quatre étoiles du 9e arrondissement, au 55 boulevard de Rochechouart, au pied de Montmartre côté Pigalle. Le bâtiment de 1929 a gardé sa façade Art déco et a été rénové par le duo Festen. Il compte un peu plus d’une centaine de chambres et suites, un restaurant méditerranéen, un bar musical en sous-sol et une terrasse au dernier étage, ouverte à la belle saison seulement.
- Emplacement : sud de la butte Montmartre, entre Anvers, Pigalle et Barbès.
- Le bâtiment : hôtel d’origine, ouvert en 1929, façade Art déco conservée.
- Le rooftop : terrasse de plein air, donc saisonnière.
- Le point à arbitrer : un boulevard animé tard le soir.
L’Hôtel Rochechouart en bref
L’adresse est un boutique-hôtel quatre étoiles installé au 55 boulevard de Rochechouart, dans le 9e arrondissement de Paris, à quelques minutes à pied du pied de la butte Montmartre. Le bâtiment date de 1929 et a gardé sa façade Art déco, repère facile à identifier sur un boulevard où les immeubles se ressemblent.
L’établissement appartient au groupe parisien Orso Hôtels et compte un peu plus d’une centaine de chambres et suites. Sa rénovation a été confiée au duo d’architectes-décorateurs Festen, Charlotte de Tonnac et Hugo Sauzay, autour de 2019 et 2020. L’hôtel détient par ailleurs le label environnemental Clef Verte depuis 2023.
Une adresse au pied de Montmartre, côté Pigalle
Le boulevard de Rochechouart n’est pas une rue de Montmartre : c’est la limite sud de la butte, un axe large et passant qui sépare le 9e du 18e arrondissement. La nuance décide de l’expérience du séjour, parce que le quartier change de visage en quelques centaines de mètres.
La butte et le Sacré-Cœur
Les rues en pente commencent de l’autre côté du boulevard. Quelques minutes de montée suffisent pour rejoindre les places touristiques de Montmartre et la basilique, sans prendre le métro.
Pigalle et ses salles
Le boulevard glisse vers Pigalle, ses salles de concert et sa vie nocturne. C’est ce versant qui donne au secteur sa réputation animée, et qui s’entend jusque tard.
Barbès et le métro aérien
On rejoint le marché installé sous le viaduc et un quartier populaire très différent du versant Montmartre. Gare du Nord se rejoint à pied en une dizaine de minutes depuis ce bout du boulevard.
Cette position explique la commodité de l’adresse : trois stations de métro desservent le secteur, Anvers, Pigalle et Barbès-Rochechouart, et l’on tient à pied une bonne partie du nord de Paris. Les grands magasins du boulevard Haussmann et le quartier de l’Opéra demandent quelques stations de métro, ou une bonne vingtaine de minutes de marche vers le sud.
Elle explique aussi son revers. Un boulevard de cette largeur reste animé tard, avec la circulation, les terrasses et les sorties de salles. Une chambre côté rue et une chambre côté cour ne racontent pas le même séjour, et cela se demande à la réservation plutôt qu’à l’arrivée.
Ce que le bâtiment a gardé de 1929
L’immeuble a été conçu comme un hôtel dès l’origine, à une époque où le quartier vivait au rythme des salles de spectacle et des cafés-concerts. Cette naissance se lit encore dans la façade, dans les volumes des espaces communs et dans l’escalier, qui n’ont pas été inventés par une agence de décoration.
La rénovation menée par Festen a joué sur ce terrain plutôt que contre lui : rendre l’hôtel à son époque de naissance sans le transformer en musée. Bois, laiton, velours, teintes profondes et mobilier dessiné dans l’esprit de l’entre-deux-guerres composent un décor cohérent, qui échappe au pastiche parce qu’il assume les équipements d’un hôtel contemporain.
Ce soin explique la présence régulière de l’établissement dans la presse déco. Pour un voyageur, la question pratique se pose ailleurs, et elle mérite quelques lignes de plus.
Les chambres
ce qui varie et ce qu’il faut demander
Dans un immeuble parisien de cette génération, deux chambres de même catégorie peuvent différer nettement. La distribution d’origine, les retraits de façade, les cheminées condamnées et les gaines techniques créent des volumes irréguliers qu’aucune rénovation ne rattrape complètement. La conséquence est simple : la catégorie annoncée dit le niveau d’équipement, pas la forme de la pièce.
Trois variables comptent davantage que le nom commercial de la catégorie, et toutes se demandent au moment de réserver.
| Critère | Ce que ça change | À demander |
|---|---|---|
| Orientation | Côté boulevard, la lumière et la vue ; côté cour, le calme | Une chambre sur cour si le bruit nocturne pose problème |
| Étage | Les étages élevés s’éloignent de la rumeur de la rue | Un étage haut, surtout côté boulevard |
| Surface réelle | Deux chambres d’une même catégorie n’ont pas le même volume | La superficie annoncée, plutôt que de se fier aux photos |
Les lieux de vie
rooftop, restaurant et sous-sol
Trois lieux structurent la vie de l’hôtel, et ils ne fonctionnent pas au même rythme.
La terrasse du dernier étage est la plus connue. Elle dégage une vue large sur les toits, avec le Sacré-Cœur tout proche et, selon l’orientation, la tour Eiffel et La Défense à l’horizon.
Il s’agit d’une terrasse de plein air, ouverte à la belle saison seulement, en général du printemps au début de l’automne. Les dates varient d’une année à l’autre et relèvent de l’établissement : si le rooftop motive la réservation, la question se pose avant, pas à l’arrivée.
Le restaurant, au rez-de-chaussée, sert une carte d’inspiration méditerranéenne pensée pour le partage. Il fonctionne comme une adresse de quartier autant que comme une table d’hôtel et accueille les clients extérieurs, ce qui change l’ambiance des dîners.
Le sous-sol, enfin, abrite un bar musical qui ouvre tard, avec concerts et sets de disc-jockeys. C’est un clin d’œil assumé au passé de music-hall du boulevard. Pour un client de l’hôtel, c’est un atout ou un détail à connaître, selon le sommeil que l’on a.
Pour quel séjour cette adresse convient
Un couple en séjour culturel y trouve une base efficace : Montmartre à pied, le nord de la capitale accessible sans transport, et un hôtel dont le décor compte autant que les visites prévues. C’est le profil pour lequel l’adresse a le plus de sens.
Un voyageur solo ou en déplacement professionnel bénéficie de la même centralité, avec des espaces communs où l’on peut travailler ou dîner sans chercher ailleurs, et une arrivée en train facilitée par la proximité des gares du Nord et de l’Est.
Une famille regardera de plus près. Le quartier reste très urbain et les chambres parisiennes de cette taille se prêtent moyennement au partage à quatre. Ce n’est pas rédhibitoire, c’est un arbitrage à faire en amont, éventuellement en visant une suite plutôt qu’une chambre standard.
Rochechouart, l’hôtel et la commune
lever la confusion
Le nom intrigue, et il partage la requête avec un tout autre lieu. Rochechouart est aussi une commune de Haute-Vienne, connue pour son château et pour l’astroblème qui marque son sous-sol, vestige d’un impact météoritique très ancien. Les deux n’ont aucun lien.
Le boulevard parisien, lui, porte le nom de Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, abbesse de Montmartre au début du XVIIIe siècle, qui dirigea l’abbaye bénédictine jusqu’à sa mort en 1727. C’est aujourd’hui encore l’un des très rares boulevards parisiens à porter un nom de femme. L’hôtel a simplement pris le nom de son adresse, comme beaucoup d’établissements parisiens de sa génération.
Où se trouve exactement l’Hôtel Rochechouart ?
Au 55 boulevard de Rochechouart, dans le 9e arrondissement de Paris, sur l’axe qui borde le sud de la butte Montmartre. Trois stations de métro desservent le secteur : Anvers, Pigalle et Barbès-Rochechouart. Le Sacré-Cœur se rejoint à pied en quelques minutes de montée.
Le rooftop est-il ouvert toute l’année ?
Non. La terrasse du dernier étage est un espace de plein air, ouvert à la belle saison, généralement du printemps au début de l’automne. Un séjour en plein hiver ne permet pas d’en profiter : mieux vaut le vérifier auprès de l’hôtel avant de réserver pour cette raison précise.
Le quartier est-il calme la nuit ?
Non, et c’est le point qui divise le plus les voyageurs. Le boulevard est large, passant, bordé de salles de spectacle et de terrasses, avec Pigalle à quelques centaines de mètres. Une chambre en étage élevé et côté cour change nettement l’expérience pour les dormeurs sensibles.
L’hôtel a-t-il un rapport avec la ville de Rochechouart en Haute-Vienne ?
Aucun. L’hôtel porte le nom de son adresse, et le boulevard doit le sien à Marguerite de Rochechouart de Montpipeau, abbesse de Montmartre morte en 1727. La commune de Haute-Vienne, connue pour son château et son cratère d’impact, est un lieu totalement distinct qui capte une partie des recherches.
Est-ce une bonne base pour visiter Paris à pied ?
Pour le nord de la capitale, oui : Montmartre et Pigalle sont accessibles à pied, et les gares du Nord et de l’Est se rejoignent en une dizaine de minutes de marche depuis l’est du boulevard. Pour les grands magasins, la rive gauche ou l’ouest parisien, il faut compter sur le métro.